Pentagone – pâte morte

Un nouveau chef-d’œuvre tout en symboles

Les compagnons boulangers sont attachés à leurs symboles et l’ont montré en déposant récemment le travail de réception d’un jeune de leur société. Réalisé en grande pentagonepartie en pâte morte (pate à pain sans levure ni sel) avec quelques éléments en pastillage, cette pièce se présente sous la forme d’un pentagone tandis que sur le socle, on distingue un labyrinthe et la représentation des quatre éléments.

De haut en bas de la pièce se succèdent un compas et une équerre, un sablier, l’œil de l’Etre suprême dans un triangle, les mains qui s’enserrent. Puis, sur un phylactère, on lit la devise : « Respect au Devoir – Honneur et gloire au Travail ». Suivent les deux dates et villes chères aux boulangers : « Blois 1811 » (leur fondation) et « Paris 1860 » (leur reconnaissance).

A droite et à gauche, se font face deux cannes croisées et un chien blanc (qui a donné leur surnom aux compagnons boulangers). Puis, au centre, est placé le blason des compagnons boulangers-pâtissiers restés fidèles au Devoir, composé d’une ruche, d’une pelle et d’un rouable croisés, d’une balance, d’un coupe pâte, d’épis de blé et de rameaux.

Tout autour du pentagone sont placés de petits rouleaux qui figurent les « couleurs » les plus anciennes des compagnons boulangers : vert, jaune, rouge, blanc et bleu.

L’ensemble est original et décoratif. Cette pièce remplace un beau travail du même ordre déposée en 1996 mais qui s’était malheureusement dégradé au fil du temps. Comme on le sait, les œuvres en pâte à pain ne sont pas éternelles. C’est le lot des créations des métiers de bouche d’être éphémères, comme le pain journalier, sans cesse renouvelé…

Mis en ligne le : 01/04/2014 (Lettre d’information – Musée du Compagnonnage  édition de Juin 2014)

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