Mon fleuve

Mon fleuve

 

Comme il est impatient, mon beau Saint-Laurent,

De reprendre sa place, de briser ses glaces.

Les embâcles dérivent et lui, sur ses rives,

Accueille galamment tous les goélands.

 

Pendant tout l’été, l’île de la Couvée

Verra voleter tous les nouveau-nés,

Et les matelots, sur leurs gros bateaux,

Ou les plaisanciers, sur barques et voiliers,

Prendront des photos de ces grands oiseaux.

 Regardez-le : capricieux, violent ou nerveux,

Souvent majestueux, parfois paresseux.

Il fait travailler, voguer ou rêver…

Il sait exciter… il peut consoler…

Il est indomptable, fier, insaisissable.

 

L’été s’est enfui, arrive l’automne.

Et même si je sais tous ses coloris,

Chaque matin, chaque soir, je m’étonne

De le retrouver toujours plus joli.

Il reflète le ciel orangé ou mauve,

L’île Sainte-Hélène devient rouge et fauve.

Le-Saint-Laurent

Blotti contre ce rideau de pourpres et d’ors,

Mon fleuve magnifique doucement s’endort.

 

 

 

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