Les Compagnons

2010- Le compagnonnage vient d’être inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO sous l’intitulé suivant : « Le compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier ». 

(Si, sur votre moteur de recherche vous tapez Compagnonnage et UNESCO, vous trouverez divers articles , un diaporama et un magnifique video extrait du  site des archives multimedia de l’UNESCO), dont ce qui suit

*** ANNONCES Les couleurs des   compagnons du Tour de France

Les-couleurs-des-Compagnonsmusée du Compagnonnage de Tours (France) Vendredi 23 mai, à 20h30 Par Jean   PHILIPPON.   Attesté dès le milieu du XVIIe siècle, le port de rubans colorés par les   compagnons est une marque d’identité du groupe. Chaque corps de métier a les   siennes mais au fil des siècles elles ont évolué dans leurs formes, leurs   teintes, la manière de les porter. J. Philippon en montrera de nombreux   exemplaires et expliquera leur signification.

 

 

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Jean-Michel-Mathoniere Jean-Michel Mathonière (au centre)

Spécialiste reconnu de l’histoire des compagnonnages de métier et tout spécialement des Compagnons tailleurs de pierre

Il m’a guidée, conseillée, aidée à écrire La chaîne d’alliance.

Puis m’a invitée en Avignon pour le bicentenaire d’Agricol Perdiguier (1805-1875), personnage mythique du  Compagnonnage. Les photos de ce pélerinage se trouveront bientôt sur ce blog.

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LE COMPAGNONNAGE

réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier

© 2009 – FNCMB (Fédération nationale compagnonnique des métiers du bâtiment )_

Le système français du compagnonnage est un moyen unique de transmettre des savoirs et savoir-faire liés aux métiers de la pierre, du bois, du métal, du cuir et des textiles ainsi qu’aux métiers de bouche. Son originalité tient à la synthèse de méthodes et procédés de transmission des savoirs extrêmement variés : itinérance éducative à l’échelle nationale (période dite du « Tour de France ») voire internationale, rituels d’initiation, enseignement scolaire, apprentissage coutumier et technique. Le mouvement du compagnonnage concerne près de 45 000 personnes qui appartiennent à l’un des trois groupes de compagnons. Les jeunes à partir de 16 ans qui veulent apprendre et/ou développer leurs compétences dans un métier donné peuvent demander à rejoindre une communauté de compagnons. La formation dure en moyenne cinq ans pendant lesquels l’apprenti change régulièrement de ville, en France et à l’étranger, pour découvrir divers types de savoirs et diverses méthodes de transmission de ces savoirs. Pour pouvoir transmettre son savoir, l’apprenti doit produire un « chef-d’œuvre » qui est examiné et évalué par les compagnons. Le compagnonnage est généralement perçu comme étant le dernier mouvement à pratiquer et enseigner certaines techniques professionnelles anciennes, à assurer une formation à l’excellence dans le métier, à lier étroitement développement de l’individu et apprentissage du métier et à pratiquer des rites d’initiation propres au métier.

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« Sauvegarder le patrimoine culturel immatériel signifie s’assurer qu’il joue toujours un rôle actif dans la vie des générations actuelles et qu’il est transmis aux générations de demain. Les mesures de sauvegarde visent à assurer sa viabilité, sa recréation permanente et sa transmission. Parmi les initiatives possibles de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel on citera l’identification et la documentation de ce patrimoine, la recherche, la préservation, la promotion, la mise en valeur ou la transmission, essentiellement par l’éducation formelle et non formelle, ainsi que la revitalisation de ses différents aspects. » (extrait document UNESCO : Qu’est-ce que le patrimoine culturel immatériel ?)

C’est en tant que  « réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier » que le compagnonnage français a été inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Selon les termes de l’UNESCO, le patrimoine immatériel désigne «  les traditions ou les expressions vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants, comme les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou les connaissances et le savoir-faire nécessaires à l’artisanat traditionnel. »

Les compagnons sont regroupés dans trois sociétés principales : les Compagnons du devoir (plus précisément l’Association ouvrière des compagnons du devoir du tour de France, ouverte aux femmes), les Compagnons du tour de France (ou Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment) et les Compagnons du tour de France des devoirs unis (l’Union compagnonnique).

 LE SAVOIR-FAIRE

Dans les Compagnonnages, les jeunes et moins jeunes reçoivent une formation allant du Certificat d’Aptitude Professionnelle au Baccalauréat Technique ou Professionnel.

Ils apprennent leur métier en voyageant à travers la France ou l’Étranger (Espagne – Inde – Australie – États-Unis etc), maîtrisant peu à peu les diverses techniques et savoir-faire  de nombreuses régions ou/et pays.. Les études sont gratuities.

Pendant leur Tour de France, ils reçoivent une légère rémunération  leur permettant de financer nourriture et logement dans des Maisons de Compagnons (ou cayennes), et la cotisation à leur Société.

Traditionnellement réservé aux hommes, Certaines société de Compagnonnages s’ouvrent de plus en plus aux femmes.

Chacun ou chacune  peut choisir son avenir :

Industrie: Électricien – mécanicien – carossier etc.Bâtiment : Tailleur de pierre – maçon – charpentier – couvreur – plombier etc.Bâtiment/finition: Plâtrier – carreleur – peintre etc.Bâtiment/Aménagement: Menuisier – ébéniste – tapissier etc. Goût: Métiers de bouche – tonnelier etcMatériaux souples: Cordonnier – maroquinier – sellier etc.

 LE SAVOIR-ÊTRE

Le Compagnonnage n’est pas seulement  une École Professionnelle. Il est aussi une école de vie. Les rituels d’initiation permettent aux Compagnons d’acquérir un fort sentiment d’appartenance  qui durera leur vie entière.

Les règles morales sont strictes : le partage, la générosité, la solidarité. L’ouverture sur le monde et surtout l’amour du travail bien fait, l’excellence des savoir-faire et la transmission des valeurs.

devise

Devise des Compagnons Passants Tailleur de Pierre

(  Mathonnière, Jean-Michel, Travail et Honneur, Dieulefit,Ed. La Nef de Salomon, 1996)

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